Voyage de solidarité 2014

 

Du 11 octobre au 1er novembre cinq membres de l'association se rendent à Bombouaka, au Centre Saint Louis Orione, lieu que nous surnommons "le paradis des Cœurs oubliés".

De jour en jour et en fonction des connections Internet ils partagerons avec vous photos et commentaires sur les moments forts de la journée.

Marie Paule et Laura font plus ample connaissance

Samedi 11 octobre

Partie pour moitié de Nantes et de Toulouse, le groupe s'est retrouvé à l'aéroport de Casablanca au Maroc pour une escale de Transit de 7 heures avant un vol de 4 heures 1/2 à destination du Burkina Faso ou Alain et Rodolphe nous attendaient à l'aéroport de Ouagadougou pour nous conduite dans un centre d'accueil tenu par une congrégation religieuse.

Première nuit passée en Afrique de l'ouest sous une chaleur inhabituelle dans un lieu très accueillant, hospitalier et confortable.

Photo de groupe au Centre Don Orione de Ouagadougou

Dimanche 12 octobre

Après une bonne nuit de sommeil, visite et découverte de Ouagadougou. Passant souvent des quartiers très contrasté en richesse et pauvreté Alain nous guide à travers la ville alternant les résidences présidentielles, les quartiers d’affaires, les lieux sportifs pour finir à la Cathédrale où à lieu une messe suivie par un nombre très impressionnant de fidèle. Ici la foi est omniprésente.

L’après midi, nous rendons visite au Centre Don Orione de Ouagadougou tenu par le Père Jean Baptiste. Il prend beaucoup de plaisir à nous faire visiter sa structure en compagnie de collaborateurs tous plus sympathiques les uns que les autres. Ce centre possède un atelier d’orthopédie pour les personnes en situations de handicap et d’un impressionnant cabinet d’ophtalmologie que nous ne nous attendions pas à trouver dans un tel lieu…

L’après midi se termine devant une bonne bière Burkinabaise dégustée à l’ombre d’un arbre sur la terrasse d’un maquis du voisinage (appellation d’un petit bistrot de quartier).

Et dire qu'à la maison j'ai peur d'une souris ...

Lundi 13 octobre

Matinée découverte de la réserve de crocodiles de BAZOULE qui se trouve à trente kilomètres d’OUAGADOUDOU. L’animateur du parc fait sortir les sauriens de l’eau en les attirant avec des poulets vivants. Il propose ensuite de venir au contact de l’animal pour la photo traditionnelle évidemment chargée de stress pour les participants !!! Nous en avons profité pour découvrir la coopérative touristique et artisanale qui gère des gîtes et fabrique des produits artisanaux dans le cadre d’un projet communautaire mis en place depuis 1998 avec l’aide de la ville française de Belfort jumelée avec le village de Tangui Dassouri.

L’après-midi, la visite du parc animalier privé du président du Burkina Faso à ZINIARE entre OUAGA & BOBODIOULASSO nous a permis de découvrir de nombreux animaux que nous fréquentons peu habituellement : autruches, lions, tigre, hippopotames, hyène, buffle, chacal, éléphanteaux ….

Mardi 14 octobre

Nous quittons Ouagadougou et prenons la route (plutôt la piste) en direction du Togo. Presque toute la journée se passe à rouler. C’est fatiguant mais nous prenons tous sur nous, l’humour et la dérision l’emporte…

La photo de la journée ne peut être que celle du ravitaillement en essence, un des seuls arrêts avec celui de la douane, les démarches se font au rythme Africain et une fois les visas obtenus nous prenons la route de Bombouaka. Une route toute neuve reliant actuellement la frontière, Dapaong et Kandé. Nous arrivons en soirée, la nuit est tombée et les enfants prennent la direction du réfectoire. Nous sommes heureux de les retrouver et la réciprocité se fait sentir.

Un des nombreux dictons Togolais prends ici tout son sens «  La case de ton ami n’est jamais trop loin ».

Remise de 1400 paires de lunettes à Georges Moutore.

Mercredi 15 octobre

Une matinée bien remplie. Nous rendons tout d’abord une visite à l’évêque de la paroisse de DAPAONG. Alain Kini lui expose les diverses actions en cours et les projets à venir de l’association YovoTogo. L’évêque dit apprécier cet engagement et souhaite connaître le planning de notre séjour pour nous apporter son soutien spirituel. Nous rencontrons ensuite le Secrétaire Général de l’OCDI Caritas Togo pour lui remettre deux valises remplies de lunettes qui seront enregistrées, et redistribuées aux plus démunis. Nous visitons ensuite l’atelier Optique « Route de la lumière » de César Boukonti à l’hôpital de DAPAONG ou elles seront en partie reconditionnées et adaptées pour certains patients traités par ce service. Nous terminons par une visite à Emilie, la filleule de Claude et Marie Paule, qui se trouve en 6ème dans un collège privé de Dapaong.

L’après-midi au Centre de Don Orione, nous a permis de jouer avec des enfants qui viennent d’être opérés par la mission chirurgicale espagnole Oasis et de rencontrer leurs familles. Une approche de l’informatique a été proposée à un référent de la structure. La fin de journée s’est terminée par une visite de l’établissement guidée et commentée par le directeur. Il en a profité pour nous exposer les différents projets d’aménagement qui seront réalisés dans les prochaines années.

Des enfants en situations de handicap sur une des rampes

Jeudi 16 octobre

Une journée de forte chaleur, le temps et lourd et il faut vraiment être né ici pour ne pas transpirer même en restant immobile. Une pluie orageuse lointaine calmera le jeu en fin d’après midi… Ouf !

Visite ce matin au Lycée de Bombouaka fréquenté par 1.300 élèves réparties dans 17 classes, faites le calcul on est loin des 30 élèves par classe, enseigner dans ces conditions frise l’exploit mais on vous répond « pas de problème ! ».

Pendant que les élèves ont encore cours, nous faisons le tour des 6 bâtiments dont 3 ont été équipés de rampes financées tout dernièrement par l’association. A la fin des cours les élèves écoutent en silence (ou presque) les mots de remerciement à l’encontre des donateurs qui ont permis cette réalisation. Quelques élèves en situation d’handicap s’alignent sur l’une des rampes pour la photo souvenir.

Nous rencontrons à midi le Président du Rotary-Club de Dapaong-Tandjouaré qui nous explique le déroulement de la cérémonie d’affectation de la bibliothèque prévue pour demain et l’après midi Françoise, Laura et Marie Paule animent un atelier « bracelet » suivi avec intérêt par un groupe de jeune non scolarisable et donc présents au centre. Alex et Claude quand à eux s’activent à une leçon d’informatique pour l’un et à la pratique photographique pour l’autre.  

Léquipe de Rotary-Club local... de nouveaux amis !

Vendredi 17 octobre

La journée a été très intense et chargée en rencontres. Dans la matinée une cérémonie était organisée par le Rotary-Club local, district de Dapaong-Tandjouaré, pour remettre officiellement au centre Don Orione les nombreux livres éducatifs devant garnir la bibliothèque destinée principalement aux élèves des trois lycées de la préfecture. L’association à été mise à l’honneur pour sa participation à cette affectation à travers ses relations avec Yves Fecteau, Gouverneur du Rotary du Québec. Une apatame destinés à la lecture est en cour de construction et ces livres seront rangés dans un rayonnage neuf. La gestion et l’entretien de cette bibliothèque est confié à un jeune bachelier en situation de handicap qui a terme dégagera un salaire de son activité.

L’après-midi, une rencontre avec le personnel de l’établissement était organisée. Le visionnage d’un diaporama a permis de présenter les structures respectives de Laura, Françoise et Alex c'est-à-dire la Résidence d’Olt à Villeneuve sur Lot et l’IME-MAS de Lapeyre à Layrac. L’échange sur les pratiques et les problèmes qui se posent au quotidien a été riche et constructif. A cette occasion, le vidéo projecteur offert par l’association ADAPEI 47 a été utilisé et remis officiellement au directeur par Françoise. Alex a également signalé que l’ordinateur portable qu’il utilisait pour la présentation resterait au centre après son départ, don de la directrice de son établissement.

En fin d’après-midi, le père Kini a organisé une cérémonie de bénédiction pour la moto offerte dernièrement au centre par YovoTogo en remplacement de l’ancienne qui arrivait en fin de vie après plus de 15 ans de service.

Dans la soirée, le dîner a permis de rassembler sous l’apatame les familles des résidents, les voisins, le personnel, les enfants et les adolescents. L’ambiance était joyeuse et la musique a réunis tout le monde autour de la danse pour un « Bal poussière ».

Façon "Dacktari"

Samedi 18 octobre

Levé à 6 heures pour saluer Alain Kini qui quitte le Centre pour l’Italie, convoqué pour un séminaire en tant que Directeur de Centre. Nous le retrouverons au Burkina Faso la veille de notre départ.

Au programme de la journée une belle et grande promenade dans la savane dans le lieu dit « la fosse aux lions » après Tandjouaré jusqu’à la frontière Ghanéenne pour visiter successivement les familles de Nannipo FEIGBENE, Jonas Bissouki LARE, parrainés par des membres et Lakale DEPOUGUINE soutenu par l’association. Globalement les conditions de pauvreté de ces familles nous laissent sans voix. Finalement leurs seules richesses semblent être un superbe décor naturel, une grande solidarité engendrée vraisemblablement par leurs conditions de vie. Dans chacune des familles nous sommes reçus très simplement mais très chaleureusement à proximité des cases, à l’ombre d’un grand arbre. Un Tchambàa (chef de famille) offre au centre un poulet, un autre une pintade en remerciement des services rendus à leurs enfants.

Pour finir cette tournée nous visitons l’hôpital pédiatrique de Bogou tenu par des religieuses Italiennes. Un établissement superbement entretenu et décoré. Quelques Mama sont présentent avec leurs nourrissons dont deux sont en couveuse. Une fois encore nous sommes très agréablement reçus et même invité à déjeuner le dimanche 26.

Pour terminer la journée, en compagnie du père Manu, d’Adam et Franc, nous acceptons l’invitation à dîner de Luc, ami d’Alain Kini qui tenait à nous recevoir chez lui. Soirée très sympathique et conviviale entrecoupée de forts orages.

Le marché de Dapaong

Dimanche 19 octobre

Réveil très matinal pour un dimanche (5h30) par les enfants du centre qui viennent devant toutes les chambres en s’amusant à crier « batoule » (les blancs). Il n’y a pas école aujourd’hui, c’est dommage !!! Habituellement, ils partent à 6h30 c’est plus calme ensuite.

A 8 heures, nous arrivons à l’église de la paroisse de BOMBOUAKA pour assister à une messe très locale et très animée (chants, tam tam, danses ….). Notre présence est signalée aux paroissiens par le prêtre qui viendra nous saluer à la fin de la cérémonie. Il semble au regard de notre teint de « batoule » que nous étions déjà repérés au milieu d’une assemblée complète de « ne bion » (noirs). De plus nos tenues vestimentaires n’étaient vraiment pas à l’unisson des habits du « dimanche » des participants.

A 11 heures, départ pour DAPAONG avec trois objectifs : trouver une connexion internet qui fait défaut depuis une semaine, faire quelques achats et trouver un « maquis » pour le repas du midi, Georges le cuisinier du centre étant en congé dominical. La visite du marché pas très achalandé le dimanche se termine malgré tout par l’achat de pagnes. Françoise, ne trouvant pas ce qu’elle voulait sur place, en a profité pour faire un tour en taxi moto pour aller voir des tissus au domicile de la marchande pendant que nous attendions dans le marché. Claude en a profité pour photographier tout azimut (passion oblige !!!). Les tissus sont maintenant achetés, la prochaine étape consistera à trouver la couturière.

A 15 heures, le repas est pris dans un restaurant en dehors du village, « la bonne aventure » qui mérite son nom pour qui n’a pas un GPS local. Il nous permettra cependant de faire un repas très correct et de trouver une connexion wifi opérationnelle pour mettre le site à jour et envoyer quelques messages. La satisfaction générale a généré une envie collective de café vers 16 heures. La commande nous a permis de constater que la compréhension n’était pas toujours évidente. Nous avons eu la surprise de voir arriver sur la table un véritable petit déjeuner (nescafé, thé, lait, pain réchauffé…) qui a déclenché un fou rire général. Nous terminons l’après-midi par quelques courses avant de revenir au centre.

Notre "Tata" d'une nuit

Lundi 20 octobre

Départ pour le pays Tamberman, à hauteur de Kanté et en direction de la Frontière avec le Bénin. Auparavant nous poursuivons durant une heure vers Kara où nous devons proroger nos visas auprès des services de l’émigration. C’est aussi l’occasion de réparer la roue crevée au départ et faire développer quelques photos promises à des amis de Bombouaka.

Nous retrouvons Emilienne, notre guide de l’an passée qui nous conduit à la vallée de Koutammakou, nous devons montrer patte blanche à un bureau d’accès et régler notre participation à l’association des guides. Tamberman signifie « les hommes qui construisent en terre ». Ce site est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et sa particularité visuelle hormis la religion animiste est leur habitat, espèce de château fort en terre nommé « Tayata » comprenant des pièces et un toit en terrasse d’où l’on peut voir les alentours.

Il est prévu d’y passer une nuit, Emilienne vous fait visiter nos appartements, une fois l’effet de surprise passé nous partons en promenade durant la préparation du repas. Quoi de plus beau qu’un coucher de soleil dans la savane Africaine, au retour il fait nuit noire et les vols de nombreux lucioles semble danser avec les étoiles. Nous prenons ensuite un repas dehors, de la pintade, des frites d’igname et des pâtes élaborés depuis un feu de bois au pied de la tayata.

Le pays Tamberma par Emilienne

Mardi 21 octobre

La nuit a été vécue différemment selon les choix de chambres. Claude et Marie Paule ont expérimenté la chambre

intérieure peu ventilé et bruyante en raison des bruits nocturnes occasionnés par les souris qui ont fait la fête dans le silo à grain. Laura, Françoise et Alex ont délaissé les chambres en terrasse (sorte d’igloo en terre) pour dormir à la belle étoile. La voie lactée était très belle mais les moustiques très présents sont restés à l’affût toute la nuit. Au petit matin, l’humidité et le froid se sont mis de la partie pour nous permettre de devancer l‘appel du coq et d’observer le lever du jour sur la magnifique environnante.

Après le petit déjeuner, Emilienne nous a fait visiter la tayata de son frère. Elle en a profité pour nous donner quelques explications sur son ethnie originaire du Burkina Fasso qui a commencé une migration en passant par le Ghana pour arriver au Togo. Elle s’est ensuite prêtée au jeu des questions de son auditoire sur l’animisme, les cérémonies relatives au mariage, au décès et la vie quotidienne des habitants du site.

Nous avons ensuite visité le musée avant de rentrer sur Bombouaka.

Une classe de l'école primaire de Bombouaka

Mercredi 22 octobre

Rendez vous était pris ce matin avec le directeur de l’école primaire catholique « Notre Dame de la Paix » fréquentée par les enfants du centre dont elle est voisine et où nous avions déjà facilité la réalisation de rampes d’accès l’an dernier. Nous avons passé un moment en spectateur dans la classe CP1 de Sonia, Douty et Merveille et y avons pris des vidéos. Ensuite dans une autre classe de niveau supérieur nous avons assisté à un cours d’anatomie digestive. La bouche, l’œsophage, l’estomac et les intestins n’ont plus de secret pour nous…

En après-midi, réunis sous l’apatam les enfants se sont vu remettre peluches, doudous, jeux, livres, teeshirt, robes et chaussures, résultat de la collecte solidaire organisée au moment de Pâques par l’école Saint Anne de Apremont 85. Cette remise a été animée par la Sœur Nicodème surnommée « Nico ». Cette religieuse italienne débordante d’énergie mérite amplement que nous soulignons ici son travail. Aimée de tous les enfants elle est une véritable tour de contrôle, rien ne lui échappe. Elle gère également les soins des enfants les plus diminués, les cas d’infirmité motrice cérébrale et autres, elle vient de recevoir l’appuie de deux collaboratrices arrivées hier de la Côte d’Ivoire.

De son coté Alex organise une séance de cinéma à l’aide du vidéo projecteur offert par l’association ADAPEI 47. Il projette deux films dont « Mais qu’est ce qu’on a fait au bon Dieu » et une petite vidéo de Chantal qui n’a pu nous accompagner cette année mais qui tenais de cette façon à saluer tout le monde.

Pour le repas du soir, invitation surprise de Raoul, Pascaline les parents de la petite Grâce juste née l’an passé et à qui nous avions rendu visite avec Alain Kini. Après une boisson prise au Maquis d’en face nous avons dégusté sous les arbres, à la fraicheur de la nuit tombée, la pâte de maïs à la sauce combo, de la pintade grillée et du riz bien assez épicé. Laura a été initiée pour son plus grand plaisir au port de bébé à l’Africaine. Vraiment une très belle soirée d’échange et d’amitié.

Laura et Grâce, le bébé de Pascaline

Jeudi 23 octobre

Réveil toujours très matinal par les enfants qui partent à l’école, mais nous avons maintenant l’habitude. Hier soir Pascaline éducatrice, à l’école de Tamango, nous a proposé de venir assister à une matinée au jardin d’enfants qu’elle anime. Après une visite à l’atelier orthopédique du centre et quelques photos, nous avons pris la route pour l’école primaire. Pascaline prévenue, nous attendait avec son assistante. Elles ont fait les présentations à la cinquantaine d’enfants présents. Elles ont ensuite enchainé les activités prévues avec beaucoup de dynamisme et d’entrain. Certains enfants étaient un peu intimidés par notre présence mais dans la grande majorité, ils ont bien répondu aux différentes demandes.

Pascaline a gentillement initié Laura au port de l'enfant à l'Africaine et la directrice d’école nous a ensuite présenté les autres classes avec leurs enseignants. Sur le retour, un arrêt à proximité d‘un étang a permis à Claude de faire un petit reportage photos sur deux femmes en train de faire leur lessive avec leur accord.

Après midi au centre, Françoise, Laura et Marie Paule mettent en place un atelier fabrication de bracelets avec les jeunes qui ne vont pas à l’école. Alex poursuit l’approche et le dépannage informatique chez les adolescents et au secrétariat.

Marie Stella durant la dédicace de son livre

Vendredi 24 octobre

Une véritable journée africaine !!!

Matinée à Dapaong où quelques courses étaient prévues avec tout d’abord l’achat d’une pile et d’un disque dur pour réparer un ordinateur du centre en panne. La pile d’occasion trouvée et testée sur place dans une première boutique a été rapidement achetée vers 9h30. Pour le disque, l’affaire s’est révélée plus compliquée. A 11h30, après quatre boutiques et six appels téléphoniques nous sommes enfin rassurés. Il y a un disque à Dapaong, mais il sera disponible 3 jours plus tard, c'est-à-dire lundi matin. La magie du portable qui a maintenant amplement remplacé le tam tam en Afrique a fini par opérer. Quatre nouveaux appels plus tard, à 12h30, on nous tend un disque emballé dans une feuille de papier. Il vient visiblement de quitter son ordinateur et le vendeur est incapable de nous faire une facture. Son patron en ligne refuse de négocier le prix de cette occasion. Après palabre, nous convenons de récupérer disque et facture dans une autre boutique en début de soirée.

Une rencontre était ensuite programmée vers 10h30 avec la sœur Marie STELA qui dirige un orphelinat recevant des enfants atteints du sida pour certains dont l’environnement familial est décimé par la maladie et un atelier protégé pour jeunes filles en difficulté. Dans « l’esprit togolais », nous ne nous inquiétons pas d’un retard d’1h30. A sa décharge, la sœur STELA a dû s’absenter pour une mission urgente dans un endroit particulièrement inaccessible (2 passages de rivières en voiture). A son arrivée, elle nous présente ses deux adjointes (fortes personnalités) et nous fait une visite commentée de ses deux structures. L’organisation est omni présente, le cadre est clairement posé, les idées sont concrètement finalisées, les projets pour évoluer et faire face à la demande croissante bouillonnent. « Présentement » (ici présent dans le texte et coutumier à l’oral) le personnage est indéniablement charismatique. L’auditoire est sous le charme et les commandes pour acheter son livre fusent. Est-ce le désir de percer le mystère de cette force de caractère ou tout simplement l’espoir de prolonger le moment présent dans le futur. L’authenticité du récit d’un vécu douloureux inspire le respect. Le discours alterne le sérieux et le grave avec l’humour. Il est ponctué de plaisanteries accompagnées de gigantesques éclats de rire qui détendent l’atmosphère et relancent l’écoute. De temps en temps, un peu d’auto dérision dans l’évocation de souvenirs personnels semble vouloir minimiser l’importance du parcours accompli et ramener une dimension humaine dans cette action. La simplicité, la proximité et l’aisance dans le contact physique immédiat achèvent de convaincre. Le père est absent, mais la messe est dite, croyants et incroyants communient dans l’admiration de ce courage et de cette volonté. « Balg » (merci) ma sœur à l’année prochaine conclura Claude.

Françoise et Alex et la famille de Sadjo qu'ils parainnent

L’après-midi, une incursion au fin fond de la savane avoisinante, nous a permis de vivre une fois encore une expérience d’osmose complète avec le véhicule. Dès que l’on quitte « le goudron », le dialogue corporel s’engage avec la voiture. Les vertèbres gémissent à l’unisson des amortisseurs qui grincent, les fessiers compatissent avec le bas de caisse qui frotte de temps en temps sur le sol et les pneus surchauffés envient les torrents de sueur sur nos organismes aux thermostats déréglés. La voiture saute, les passagers dansent le zouk, le chauffeur orchestre la partition sans oublier les pauses et les soupirs. La trajectoire est sinueuse et l’allure très lente, à la recherche du nid de poule le plus accueillant, évitant le rocher malveillant ou la ravine piégeuse. Tout le monde est concentré sur la route jetant de temps en temps un coup d’œil sur le paysage. Nous avons ainsi rendu visite à quatre familles d’enfants suivis par le Centre et parrainés par des membres de l’association Yovo-Togo. L’arrivée de cinq blancs (« batoule » ou « yovo », on a le choix) n’est pas passées inaperçues (attroupement, curiosité, rires, commentaires, peur des enfants…). L’accueil a été chaleureux et respectueux. Françoise a ainsi pu rencontrer les parents de sa future filleule. Chaque famille a tenu à remercier l’association pour ses actions de parrainage en nous confiant poules ou coqs de leur basse-cour. Ces échanges très protocolaires et photographiés pour la circonstance se sont concrétisés par un coffre rempli par huit volatiles en fin de journée, avec en sus, un sac de riz, un sac de pommes de terre, un ordinateur en réparation, un sac rempli de 20 baguettes de pain, quelques courses, des sacs à dos et appareils photos auquel nous ajouterons les sept occupants du véhicule à la recherche perpétuelle d’eau. Cet inventaire à la Prévert, nous fait prendre conscience que nous commençons à ressembler aux taxis de brousse que nous croisons régulièrement. Nous sommes impatients de retrouver le fameux « goudron » qui nous conduira à Dapaong puis au centre pour l’heure du repas du soir.

Un fort moment de solidarité et d'amitiés naissantes !

Samedi 25 octobre

En ce début de matinée libre, nous n’avons pas pu échapper à la demande des enfants pour faire des bracelets avec eux.

A 11 heures, une réunion était organisée à l’initiative de Marie-Paule avec Martine du Rotary Club local pour une rencontre avec des femmes représentantes de diverses régions afin d’échanger sur leurs places dans leurs pays respectif. Des échanges d’adresse mail permettront de poursuivre une réflexion sur l’amélioration des conditions de vie de la femme en général et l'amitié entre peuple en général.

A l’issue d’un agréable repas offert par le Rotary et partagé dans la bonne humeur, une réunion est prévue pour faire le point sur les projets du club. La mise en place d’une structure informatique aux lycées voisins et au centre est actuellement envisagée en lien avec des enseignants belges. Etudiants et professeurs pourraient suivre des cours à distance envoyés par la Belgique dans un premier temps. A terme, le suivi se ferait en direct sur internet lorsque le problème de connexion aura été résolu. Il est prévu de former une ou plusieurs personnes pour assurer la maintenance du matériel et proposer un apprentissage permettant de découvrir le fonctionnement et la gestion d’un ordinateur dans un premier temps, l’utilisation des logiciels de bureautique ensuite. Un accord de collaboration sur ce projet est envisagé avec l’association YovoTogo. D’autre part, le Rotary s’engage à soutenir Alain Kini dans son action pour développer le centre de Bombouaka. Pour conclure la réunion, Claude est intronisé membre d’honneur du Club Rotary de Dapaong-Tandjouaré par son sympathique président Arsène TINDAME TANEMAN.

Visite de la grotte de Nok à flanc de falaise

Dimanche 26 octobre 14

Il est prévu que nous rendions visite à la paroisse de Bogou dépendante de celle de Bombouaka. Richard nous y conduit et à 8 heures, nous arrivons à l’église pour assister à une messe toujours aussi typique en rythmes et couleurs. Notre présence est une fois encore signalée aux participants et le prêtre nous invitera même à dire un mot en fin de cérémonie. Nous acceptons cette invitation, conscient qu’au fil des ans ces présentations participent pour beaucoup à notre identification dans la région et à notre acceptation par les populations au demeurant d’un naturel très accueillant.

Avant de revenir déjeuner au sein de la communauté ou le père Gaston nous conviait à partager sa table nous nous sommes rendu à Nagou pour y visiter les grottes de Nok. Il s’agit d’une grande faille à flanc de falaise surplombant la magnifique vallée de Nano. Autrefois les Mobas habitaient ces grottes et y avaient construit des greniers en terres pour y stocker les céréales. Si aujourd’hui l’accès à ce site est possible grâce à une échelle sécurisée par une armature métallique, l’idée même que jadis les occupants y accédaient par des lianes nous donne le frisson. A deux occasions ces grottes furent utiles, lors de longues querelles ethniques vers le 16ème siècle et ensuite pour se protéger des hordes esclavagistes durant les longues années de traite négrière.

Durant le repas, l’accent est mis sur l’état de pauvreté de la région, étiquetée comme une des plus pauvres d’Afrique de l’ouest. Ici la grande majorité des familles ne peut compter que sur les 4 ou 5 sacs de récolte pour subsister et une trop faible saison de pluie prend des allures de catastrophe. Le Tchapalo, boisson traditionnelle alcoolisée obtenue par fermentation de mil ou de sorgo, véritable lien social consommé exagérément pour oublier une existence de souffrance devient un véritable fléau.

Nous retournons au centre pour le reste de l’après midi partager du temps avec les enfants. Nous assistons à un match de « handi-foot » joué par les adolescents ou les bruits de béquilles qui s’entrechoquent rythme les actions de jeu.

Le diner se déroulera à Bogou en compagnie du personnel de l’hôpital pédiatrique local que nous avions déjà visité en début de séjour. Tenu par une sœur d’origine Italienne, il sera essentiellement composé de pizza.

Face à la réalité...

Lundi 27 octobre

Au programme de la journée deux visites de familles dont les accès seront particulièrement difficile. Pour cette raison nous prenons la Toyota plateau. La première est la famille de Sonia qui est parrainée par l’école Pierre Monnereau de Saint Martin des Noyers. Sonia est orpheline, en dehors du centre elle vit avec sa grand-mère. Cette dernière manifestement très pauvre est aidée et soutenue par ses fils qui pratiquent un petit élevage et une culture de subsistance composé de maïs et de coton. La grand-mère de Sonia est hémiplégique et la présence de sa petite fille handicapée durant les 3 mois de vacances scolaire l’affaiblie. Ainsi il est envisagé que Sonia revienne désormais dans sa famille plus souvent mais moins longtemps.

Nous faisons retour sur Dapaong, localement les pistes sont dans un état lamentable, la saison des pluies laisse de grandes traces de ravinement et d’érosion et certaines portions sont à la limite du franchissable. Ici et là nous remarquons des travaux d’aménagement inachevés et abandonnés faute de finances. Il ne semble rester à ces villageois qu’un décor splendide dans lequel ils semblent coupés du monde. Nous mesurons combien nous avons eu raison de financer le remplacement de la vieille moto du centre garantissant le lien avec les familles.

Nous retournons au restaurant « la bonne aventure » qui le dimanche 19 nous avait servi en fin de repas un petit déjeuner alors que nous ne désirions qu’un café. Et cette fois ci c’est un café salé qui nous est servi. Désormais dans ce gendre de déconvenue l’hilarité générale l’emporte… Gênée de la situation l’établissement nous offre un petit Rhum digestif, mais on en rit encore.

Dans l’après midi nous nous rendons chez Nadine, un enfant atteint d’infirmités motrices cérébrales qui n’a pas rejoint le centre depuis la fin des vacances. En chemin, « Parfait » qui est chargé du suivi des enfants nous informe que la mère vie seule avec 7 enfants et que du fait de la prochaine construction d’une route ses cases vont êtres détruites et qu’elle devra les reconstruire plus loin sans aucune aide de l’état. Une fois arrivé nous découvrons l’enfant en manque flagrant de soin, mal nourri, sale développant des maladies de peau. Interrogée la maman semble dépassée. Ce serait par manque d’argent qu’elle n’a pas ramené l’enfant au centre ou il est suivi depuis 2011. Elle déclare ne pas pouvoir régler les 1500 FCFA de participation demandé soit 2,29 €. Nous prenons sur le champ l’engagement de parrainer cet enfant levant ainsi toutes les barrières il sera au centre dès demain pour y être convenablement soigné.

Juste avant le repas du soir l’équipe se retrouve au bar d’en face le centre et nommé « petit à petit l’oiseau fait son nid » pour déguster une boisson bien frappée (expression locale). Ce que nous faisons ici semble parfois si dérisoire que les questionnements jaillissent. Comme le rappelle très justement Laura la plus jeune d’entre nous : « Je crois qu’il nous faut plus que jamais regarder le verre à moitié plein, les enfants qui sont au centre y sont très heureux, c’est notre résultat ! ».

Les guerriers Moba sur le sentier de la Paix

Mardi 28 octobre

Ce matin, dernières rencontres avec des familles d’enfants parrainés, nous nous rendons chez Marie Jo Naldjoume et Mathiéyendou Bomboma. Ces deux enfants ne séjournent plus au centre depuis peu mais font toujours l’objet d’une prise en charge. Nous rencontrons les parents respectifs avec qui Parfait actualise le suivi puis nous nous rendons dans les deux écoles pour y rencontrer les enfants et leurs professeurs. Comme toujours l’esprit de discipline et de respect du maître nous impressionne. Si pour Marie Jo, son retour en famille répondait à une logique, pour Mathiéyendou il s’agissait pour sa part d’un refus de retourner au centre depuis cette rentrée. C’est un garçon intraverti qui a du mal à communiquer. Le respect de son choix semble être payant puisque son professeur est satisfait de lui et note des progrès d’insertion au sein de sa nouvelle classe. Ce sont un peu plus de 100 enfants en situation de handicap que le centre suit à l’extérieur de sa structure dans la région des savanes en plus de la cinquantaine d’enfants et de la trentaine d’adolescent qui y sont hébergés.

Dans l’après midi Ferdinand un des techniciens de l’atelier d’orthopédie a réuni son groupe d’amis musiciens et danseurs pour un moment récréatif et une démonstration de danses traditionnelles de guerriers Moba. Les rythmes des tamtams, les champs, les cris et gestuelles agressives nous impressionnent oubliant parfois qu’il s’agit d’un spectacle. Un grand Merci à Ferdinand pour ce cadeau de fin de séjour.

Alex déguisé en anti-virus ...

Mercredi 29 octobre

Matinée éclatée pour le groupe. Claude et Marie Paule accompagnés par Adam se rendent chez les sœurs à Bogou pour faire un don de sang. Laura et Françoise animent des ateliers coloriage et fabrication bracelets pour les enfants. Alex toujours dans le suivi de l’informatique se retrouve avec deux ordinateurs en panne. Après deux heures de tentatives de dépannage, les coupures de courant successives et les virus gagneront la partie. Le matériel n’est plus opérationnel. Il ne reste plus qu’à faire un sacrifice pour solliciter les génies animistes et demander en même temps aux prêtres d’exorciser la salle de la future bibliothèque pour espérer un redémarrage d’ici demain. Françoise proposera en fin de matinée une grille pour les visites en famille à Parfait le sociologue. La pause au petit bar traditionnel sera la bienvenue avant le repas, le soleil est de plus en plus fort ces derniers jours.

Les activités reprennent l’après-midi dans la continuité du matin avec en plus la préparation des valises pour le départ demain vers le Burkina Faso.

Vers 17h, les jeunes du foyer nous proposent d’assister à un match de football très spectaculaire au regard des handicaps en présence, enfin la journée s’achèvera en présence de tous les enfants du centre, sous l’apatam pour des champs, sketches, danses et poèmes en l’honneur de notre départ. Un petit vent de tristesse se fait sentir, il est vrai que les trois semaines auront été très riches en complicité et en partage…

Bye bye batoulé

Jeudi 30 octobre

Départ matinal du centre après le petit déjeuner en direction d’Ouagadougou pour le retour.

Avons assisté au départ des enfants pour l’école puis salué ceux qui, n’étant pas scolarisable, restent à l’internat. Certaines mines tristes nous font prendre la mesure des bienfaits de notre visite et Hyacinthe fond en larme.

Nous partons en deux groupes et à deux véhicules du fait des bagages à transporter et une fois la frontière Burkinabaise passée Claude et Marie Paule prennent place dans un minibus de transport local car du fait des évènements politiques dans le pays aucun car régulier n’assure la ligne Cinkassé – Ouagadougou depuis peu. A bord l’ambiance est animée et bavarde, nous sommes 28 pour 17 places assises réglementaires, des tabourets en bois occupent la travée centrale rentabilisant l’espace. En cours de route nous prenons deux bergers nomades, très sympathiques mais qui nous donnent l’impression olfactive d’être monté avec leur troupeau. A 16 heures, le conducteur manifestement de confession musulmane fait un arrêt pour sa prière.

L’arrivée à Ouagadougou est tardive et tumultueuse et nous tombons en plein dans une scène de pillage à grande échelle. A vélo, moto, âne, tous les moyens sont mis en œuvre pour vider un dépôt de riz et l’excitation est à son comble. Notre groupe arrive enfin à se reconstituer et après avoir traversé une partie de la ville présentant les stigmates de plusieurs jours d’émeute nous prenons notre repas en commun dans la même résidence d’accueil qu’à l’arrivée. L’aéroport est fermé depuis deux jours mais nous ne perdons pas confiance pour notre vol de samedi matin. Alain Kini qui avait quitté l’Italie depuis le matin via Istanbul n’atterrira pas ce soir et il nous appelle pour nous informer que son vol a été détourné vers le Niger, il va nous rejoindre demain par la route.

Une bonne nuit réparatrice de sommeil nous attends, demain est un autre jour…

Dans l'attente du départ ...

Vendredi 31 octobre

La photo du jour ne peut être autre que celle-ci. Nous patientons dans une débauche d’informations parfois même contradictoire, quoi de plus normal du reste. La connexion internet est instable à l’image du pays dirons nous. Le président quitte son poste aux dernières nouvelles, donc une logique voudrais que la situation se calme, puisque c’étais la demande du peuple. Adam notre accompagnateur est sortie tôt ce matin, il a filmé avec son Smartphone certains bâtiments incendiés, ainsi que des voitures et la mise en place de certains nouveaux barrages par des manifestants matinaux. Nous ramenons ces films.

Aux yeux de Claude, les Burkinabais ainsi que les Togolais sont accueillants, paisibles et attachants mais c’est une région ou « on souffre avec le sourire » et ou plus qu’ailleurs la disparité des richesses se fait ressentir. L’avantage de celui qui n’a rien, c’est qu’il n’a rien à perdre ! Personnellement ce que je viens de voir me donne bien envie de continuer et de revenir…

Aux toutes dernières nouvelles nous ne prendrons pas notre vol prévu ce soir, la situation semble s’améliorer mais les vols ne reprendraient pas avant demain 8h00 et de façon graduelles

Le voyage solidaire en tant que tel s'achève...

Pour pouvoir revenir, il faut d'abord partir.

Le soleil se couche sur l’Afrique et sur notre voyage, nous vous faisons cadeau de cette photo prise durant le séjour.

- Merci au Centre Don Orione dans sa globalité, les cadres, les employés, le personnel soignant et bien sur les enfants vivants en situation de handicap, toutes des petites boules d’amour dont leurs limitations épargnent leurs sourires.

- Merci à Alain, Manu, Adam, Adolphe, Franc, Parfait, Merci à Georges pour ses petits plats, Cécile, Richard, Joseph, Jules, Maxime, Ferdinand, Barthelemy, Dieudonné pardon si j'en oublie. Merci aussi à la Sœur Nicodème qui se donne sans compter pour tous ces enfants toujours avec le même sourire et l’humour qui la caractérise

- Un grand Merci au Rotary-Club Tandjouaré-Dapaong, Arsène, Martine, Paul et Yao qui en faisant l’un des nôtres membre d’honneur de leur Club élargissent du coup le champ de nos possibilités d’actions au profit d’une grosse poignée d’enfants parmi les plus défavorisés de la planète.

- Un grand Merci à nos nombreux contacts locaux et aux amis des amis qui bien souvent prennent soins de nous et nous invitent à leur table sans même nous connaitre. D’années en années notre carnet d’adresse augmente et cela participe à la qualité de nos séjours. Je pense à Luc et sa petite famille et à Raoul et Pascaline un bisou à Grâce aussi.

 

Enfin nous, Claude et Marie Paule, qui en sommes à notre 4ème voyage remercions Laura, Françoise et Alex qui nous ont fait confiance cette année en nous accompagnant. Nous avons apprécié votre sens de l’humain, votre gentillesse, votre professionnalisme au service de l’handicape. Vous avez su insuffler des idées nouvelles au Centre, vous y avez planté de petites gaines qui sauront attendre la prochaine saison des pluies pour germer et devenir un grand arbre.

 

« Il n’est pas meilleurs moyen d’améliorer sa vie

que d’améliorer celle des autres. »